Nile Rodgers & Chic – Jazz In Marciac – 23/07/2022

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Texte : Annie Robert
Photos : © Thierry Dubuc – Cliquez ici
Lieu : Marciac, (FRANCE)

Voici Niles Rodgers, et son groupe. Même si on ne connait pas tous son nom, on connait tous ses musiques. Elles ont accompagné et accompagnent encore les dance floors, dans toutes les boites du monde. Elles s’épanouissent au fil des ondes FM. Vous avez forcément dragué dessus, pleuré dessus, vécu des moments de sable chaud ou de soirées torrides. Bref, elles vous parlent !!

Niles Rodgers c’est le musicien, compositeur, et producteur de musique qui a trouvé la pierre philosophale du tube !! L’alchimiste du groove !! Un incontournable. Son nom est indissociable de son ami bassiste Bernard Edwards avec lequel il fonda le groupe Chic. Ils ont été les maîtres du disco et de la funk à la fin des années 70 et après, livrant également des albums « clés en mains » en tant que compositeurs, musiciens et producteurs à plusieurs artistes, dont Sister Sledge, Diana Ross et plus récemment travaillant pour David Bowie, Madonna, Duran-Duran et même les Daft Punk. Avec à chaque fois des succès phénoménaux à la clé. Une légende ce type !

Avec un sens aigu de la mélodie qui se loge dans l’oreille en colimaçon et ne la quitte plus, un Midas de la note !! (la légende pas le garagiste). Il va d’ailleurs égrener au cours du set les refrains qui l’ont rendu célèbre (et multimillionnaire…). Il nous les livre un peu comme un catalogue de sa réputation et de sa qualité :Good Times et Le Freak pour Chic, We are Family, Upside Down, I’m Coming Out ou Like a Virgin. Des tubes familiers à nos neurones, énergiques, joyeux, et dansants. Pas le temps de s’ennuyer même si la familiarité de tout cela empêche pas mal l’étonnement. La salle, à l’aise et respirant se remet à danser, plus tranquillement certes mais la joie est là.

Il parle beaucoup, surtout pour nous raconter à quel point il est important dans le monde de la musique… Ce n’est pas non plus le meilleur guitariste du monde: sept ou huit accords suffisent à son bonheur mais c’est efficace et imparable. Autour de lui, une équipe de 6 musiciens (dont deux soufflants: trompette et sax) et deux chanteuses de haut vol.

En fond de scène un écran géant sur lequel se déploient tous les codes du disco: paillettes, jeux de formes fluos, filaments roses, néons colorés, feux d’artifices. Ca pétille, ça frétille, ça se déploie en harmonies très écrites, très efficaces. Un travail de pro, soigné, agréable, réglé au millimètre. Oserais je dire un peu trop ? On finirait peut être par s’ennuyer un chouïa, s’il n’y avait pas les deux chanteuses qui vont par leur impro, leur jeu à deux faire décoller les mélodies, les enfler, les détourner. Elles soufflent un air de créativité, de sophistication du propos musical. Des voix déliées, explosives qui permettent au set une certaine folie, un hors cadre bienvenu dans un concert très calibré, la pincée de poivre de Sichuan qui relève la recette . On passe là un bon moment, contents de retrouver des chansons connues, des petites madeleines musicales trempées dans le thé de la nostalgie ou le gratin de courgettes de tante Yvonne que l’on aime par dessus tout.

De la cuisine superbe et délicieuse qui a un goût de revenez-y.

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