Le Son du moment – Someone / Paris At Midnight

Qui est Someone ? Le cœur, l’âme et la voix derrière une musique aussi légère que Air, aussi fragile que Feist, aussi profonde que Nick Drake et aussi future-psych que Tame Impala ?
Someone, c’est Tessa Rose Jackson, née à Amsterdam de deux mères lesbiennes et d’un père gay marié. Dès son premier cours de chant à
l’âge de 13 ans, elle acquiert la certitude que sa place est sur scène pour toujours. A partir de là, elle est orientée du Conservatoire d’Amsterdam jusqu’à la BRIT School de Londres, où une passion pour la production s’installe.
De retour en Hollande, Tessa sort un album, (Songs From) The Sandbox, en 2013, sous son propre nom. Elle a 19 ans et se retrouve aspirée dans les abysses de la pop.

Après une période infertile, Tessa se dissout, devient Someone.
Bien sûr, vers 2017, la musique est revenue, de la belle musique. Electronique mais artistique, pop mais posée, synthétique mais pleine de cœur, vaporeuse mais pleine de sens et d’émotion. Produisant tout elle-même dans son propre studio, avec l’aide de musiciens invités, Someone retrouvait ses racines musicales. La space pop rétro-chic de Air était à l’honneur, elle sort un EP intitulé Airspace en 2019, un projet d’analyse de reprises de Air réinventées avec des instruments acoustiques).

En 2020, Someone a rassemblé le meilleur de ses deux EP, et quatre nouveaux morceaux, au sein d’Orbit II, un premier album sur « la société et la gestion du monde dans lequel nous vivons en ce moment, avec une pincée d’angoisse existentielle au sujet de l’avenir. »
Lorsque le COVID a frappé, Someone a interrompu la promotion d’Orbit II et s’est retrouvée à écrire de la musique à nouveau.

Les chansons qui ont émergé étaient plus intimistes, acoustiques, d’une élégance toute cinématographique, en velours. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un album de confinement à strictement parler, Shapeshifter fait certainement écho à son temps, une époque fantasmagorique où le temps ralentit et où nos souvenirs du monde extérieur ressemblent de plus en plus à un rêve. Certains titres sont océaniques à la Feist.

Shapeshifter jette un coup d’œil au monde, horrifié de ce qu’il voit. Mais c’est un album qui parle de rester doux (envers soi comme envers les autres), de se débarrasser de ses bagages, de défier ses démons et d’accepter toutes les nuances qui nous composent. Avec cet album beaucoup plus personnel et cinématographique qu’Orbit II,

Someone prévoit de faire des « petites vignettes filmées » pour accompagner le thème de chaque chanson et s’attend à une expérience live plus dépouillée.

Qui est Someone ? Préparez-vous à l’entrevoir de très près.

Si vous aimez, vous pouvez poursuivre l’expérience avec Strange World.

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