[Le Son du moment] Sangham / Reclaim
Ouf… enfin un clip illustrant un morceau de métal où l’on ne voit pas 4 chevelus testostéronés en train d’essayer de démontrer qu’il on la plus grosse… performance scénique…
Et comme dit ma fille : on a besoin de plus de femmes dans le milieu alors ça fait plaisir.
Sinon…
À la croisée du metal progressif, du modern metal, du djent et du death, Sangham façonne une musique de contrastes : riffs massifs, textures organiques, voix claires et saturées, tension permanente entre puissance brute et respirations mélodiques. Un univers irrigué par des influences éclectiques telles que Vola, Gojira, Jinjer, ou encore Devin Townsend.
Sangham est un mot sanskrit désignant un point de confluence entre plusieurs fleuves : un lieu de rencontre et de transformation où les êtres viennent se purifier. Une image fondatrice pour ce groupe marseillais formé en 2020 par Cyril Lhuillier (guitare, composition) et Christelle Meunier (chant lead, lyrics), aujourd’hui rejoint par Paul Gavoille à la basse et Antoine Balzé à la batterie.
Avec leur premier album Intangible, sorti en 2021 via la Klonosphere, le groupe pose les bases de son univers : une écriture nuancée, organique et engagée, questionnant l’empreinte de l’humanité sur son environnement. Depuis, le groupe a consolidé sa présence live à travers la France, investissant des salles emblématiques telles que Victoire 2 (Montpellier) ou Le Live (Toulon), et se produisant au Hellfest le OFF en 2023. Au printemps 2026, le quatuor revient avec un nouveau line-up, partage l’affiche avec mot Black Bomb A et grave une live session pour le média ROAR : captation qui scelle sa nouvelle synergie scénique.
Après avoir dévoilé 3 singles captivants et engagés : Listen, Our Vain Pleasure & Reclaim, le groupe sort aujourd’hui son nouvel album The Radiant Crown.
Porté par un récent changement de line-up à la basse et à la batterie, le groupe revient avec une énergie renouvelée et des compositions plus lourdes, contrastées et percutantes, mêlant modern metal, influences progressives, mélodies aériennes et riffs massifs.
Plus frontal, plus dense, plus incisif, ce second album explore des thèmes tels que : la surconsommation, la domination patriarcale, la souffrance animale, la rupture avec le vivant et la quête de sens. La symbolique de la couronne évoque le règne autoproclamé de l’humain sur le vivant, et la destruction qui en découle. L’album affirme pleinement les convictions du groupe, en mettant au centre une écriture plus directe, engagée et sans compromis.
Sa direction artistique s’articule autour d’un symbole double, entre soleil et virus : deux forces opposées mais complémentaires, l’une associée à la lumière et à la vie, l’autre au chaos et à la contamination. Une image qui reflète la dualité humaine, capable du meilleur comme du pire.