[Le Son du moment] Slow Pulp / Spill
Originaire de Madison et désormais basé à Chicago, Slow Pulp dévoile Spill, dernier single extrait de son prochain album, Melodie, attendu le 18 septembre chez ANTI-. Le morceau fait suite à l’envoûtante ballade au piano Not for Nothing et à Better Man.
Écrite à l’origine alors que le groupe travaillait sur Yard, son album acclamé par la critique paru en 2023, Spill n’avait pourtant jamais vraiment trouvé sa place jusqu’à l’arrivée du producteur Elliot Kozel.
Une fois que nous avons commencé à travailler sur Melodie, nous avons senti que cette chanson avait sa place dans l’univers que nous étions en train de construire, c’est pourquoi elle figure sur l’album, explique la chanteuse Emily Massey.
Avec Spill, Slow Pulp donne une nouvelle illustration de cette dream pop floue qui titille l’esprit avec ses textures feutrées (The New Yorker) qui a contribué à faire sa réputation.
La chanson elle-même parle du sentiment d’être coincé dans un cycle de relations sans engagement, où l’on a l’impression qu’un obstacle empêche l’expression d’un véritable amour. C’est cette danse délicate où l’on attend que l’autre fasse le premier pas. Trop effrayé pour le dire trop tôt, mais aussi trop effrayé pour le dire trop tard, on attend de voir comment tout cela va se dérouler.
Slow Pulp s’est imposé comme l’un des groupes les plus appréciés de la scène indie rock, salué par la critique musicale. En 2023, le groupe a sorti Yard, son deuxième album, chez ANTI-, avant de mettre à profit cet élan pour entreprendre une tournée en tête d’affiche largement à guichets fermés. Il a également fait ses débuts à la télévision dans l’émission CBS Saturday Morning, s’est produit pour la première fois à Lollapalooza et a assuré les premières parties de Lucy Dacus, Death Cab for Cutie et The Postal Service lors de leurs tournées.
Au moment de composer les morceaux de Melodie, les membres de Slow Pulp se sont retrouvés à faire le point sur leurs relations et sur ce qu’ils avaient vécu au cours des dernières années. Depuis que le groupe s’est installé à Chicago, Massey avait principalement pris en charge l’écriture des paroles. Pour Melodie, elle partage cette tâche avec Stoehr, qui signe finalement cinq titres de l’album. Tous deux ont également participé à la production, aux côtés d’Elliot Kozel, connu pour son travail avec Rosalía, Yves Tumor, Björk, SZA et Eartheater.
Véritable légende du Wisconsin, Kozel était notamment membre de Sleeping in the Aviary, un groupe dont Stoehr, Mathews et Leeds étaient fans depuis leur adolescence. Cette collaboration entre Kozel, Stoehr et Massey donne naissance à un album qui navigue avec justesse entre l’euphorie de la power pop, le chagrin d’amour acoustique et l’océan sonore qui les sépare.
Le fruit de cette collaboration, Melodie, est un album introspectif qui boucle la boucle tout en ouvrant un nouveau chapitre.
Il y a une énergie très cyclique dans beaucoup de ces chansons, on a le sentiment d’avoir bouclé la boucle, de renouer avec certaines choses et de se transformer à travers elles. Ce n’est pas seulement un témoignage de ce que l’on ressent, mais aussi un moyen de comprendre comment on le ressent, explique le groupe.