
HELLFEST 2026 : Chronique et photos du Festival de l’Enfer… à froid
Le Hellfest s’est déroulé du 18 au 21 juin 2026 à Clisson (44). La ville de Clisson comporte 7500 habitants et sa population connaît une croissance de 900 % durant le Hellfest !
Pour vous donner une idée du monde qu’attire le festival créé par Ben Barbaud, c’est un peu comme si chaque clissonnais accueillait chez lui 9 personnes ! (J’en profite pour remercier nos hôtes, Clem et Steeve, durant les 4 jours).
Niveau concerts, on a été gâtés : 183 groupes, 814 artistes présents, 23 pays représentés et répartis sur 6 scènes (Mainstage 1, Mainstage 2, Warzone, Valley, Altar, Temple).
Niveau températures, on a été aussi gâtés : 4 jours avec des maximales frôlant les 38°C à l’ombre, dont un pic de chaleur à 45° sous la tente de la scène Temple !
Le Hellfest porte bien son nom. Cette année, on a eu droit à des concerts en 4D car on ressentait même les flammes de l’enfer !
Parlons musique maintenant. Jour par jour nous citerons 3 grands groupes de la journée et nous vous présenterons le choix de la rédaction.
Jeudi 18 juin 2026
En guest : Bring Me The Horizon – Deep Purple – Alice Cooper
Le choix de la rédaction :
18h15 : The Pretty Reckless
À 16 ans, Taylor Momsen « give a fuck » aux plateaux dorés de Gossip Girl et l’acting pour se vouer à son destin rock. La rockeuse enchaîne sans trembler sept singles sept singles classés n°1 des charts au Billboard Mainstream Rock ; un record absolu pour un groupe mené par une femme.
Le succès de The Pretty Reckless ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 2017, ils assuraient la première partie de Soundgarden (NDLR juste avant le suicide de Chris Cornell) et en 2024 la première partie d’AC/DC sur leur tournée européenne. C’est pour dire le niveau !
Sur la Mainstage 2 du Hellfest, Taylor Momsen entre en scène vêtue d’un perfecto en cuir noir et bottes noires. Comme s’il ne faisait pas assez chaud, la frontwoman fait tomber la veste dès le deuxième morceau dévoilant une nuisette en soie argentée. La température monte d’un cran et Taylor Momsen, tantôt sexy tantôt badass embarque la foule entière dans un show millimétré où rien n’est laissé au hasard. La voix est claire, les riffs sont épurés et précis. Le contraste est net, le show est brut. Un set lourd, efficace, sans compromis. Le Hellfest commence bien !
21h15 : Papa Roach
On est loin des débuts de Papa Roach en 1993 en Californie. Les membres du groupe vivaient tous en colocation dans une pièce unique appelée The Roach Motel (le motel à cafards), faute de moyens.
Aujourd’hui, c’est en boss du nu-metal que le groupe se présente sur la Mainstage 1, positionné stratégiquement en fin de journée, juste avant les têtes d’affiche, profitant d’une audience maximale. Le groupe salue la ferveur du public français en rappelant qu’ils fêtent plus de 25 ans de tournées régulières en France.
Premier temps fort du show : Nu Metal Time Machine. Le groupe lance un medley d’une intensité lourde de riffs et de souvenirs auditifs en revisitant les morceaux fondateurs du genre.
Le choix est conçu pour déclencher les headbangs, l’intro de Blind de Korn, les riffs lourds de My Own Summer (Shove It) des Deftones, suivis d’un clin d’œil appuyé à Fred Durst sur Break Stuff de Limp Bizkit, pour finir sur le cultissime Chop Suey! de System of a Down. Papa Roach nous livre un concentré d’énergie brute, déclenchant circle pit et crowd surfing. Le pied.
Deuxième temps fort du show : Jacoby Shaddix a fait monter sur scène son deuxième fils, Jagger Shaddix pour partager et interpréter le morceau Dead Cell (issu de l’album culte Infest).
La performance de Jagger a bluffé la Mainstage 1 en reprenant une partie du chant lead avec une assurance impressionnante. Il affichait une présence scénique héritée sans aucun doute de son père avec les mimiques reconnaissables de ce dernier.
Cette complicité familiale était vraiment touchante. En voyant Jacoby (49 ans) et son fils (21 ans) chanter ensemble avec la même intensité et la même passion, tout le monde a dû se dire : La relève de la génération Nu-Metal est là !
Caméo : Juste après le duo avec son fils Jacoby Shaddix marque un temps d’arrêt, pointe son côté droit de scène et lâche mot pour mot au micro Hey, I see my brother Corey Taylor standing out there! Give it up for a true legend, man. Love you, bro. Mais que fait le frontman de Slipknot au Hellfest ? Spoiler pour une tête d’affiche en 2027 ?
Papa Roach conclut sur Last Resort, agrémenté des riffs de Queen We will rock you leur titre phare qui a propulsé l’album Infest à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde. C’est le moment où des dizaines de milliers de festivaliers reprennent l’hymne de la génération Nu-Metal, créant l’un des moments de communion les plus intenses de cette édition.
23h30 : Hommage à Ozzy Osbourne.
Dévoilée officiellement à l’ouverture des portes du Hellfest et installée de manière permanente, la statue d’Ozzy Osbourne, dit le Prince des Ténèbres accueille désormais les festivaliers. Cette œuvre monumentale de six mètres est l’œuvre du sculpteur français Philippe Pasqua. Elle représente le chanteur de Black Sabbath teinté de noir mat avec ses emblématiques lunettes rondes, cheveux au vent et les bras tendus vers la foule. Elle repose sur un socle en granit gravé de la mention : Prince of Darkness, Ozzy Osbourne. 03/12/1948 – 22/07/2025. Let the madness begin.
La femme d’Ozzy, Sharon Osbourne n’a pas pu faire le déplacement à Clisson comme prévu car elle a été hospitalisée d’urgence quelques jours avant l’événement. Elle remerciera sur les réseaux sociaux l’artiste Philippe Pasqua, Olivier Garnier, le directeur du Hellfest Ben Barbaud et toute son équipe avec une vidéo particulièrement touchante en qualifiant la statue d’absolument magnifique.
Durant cet hommage et bercé par le titre Mama I’m coming, les deux écrans géants des Mainstages 1 & 2 ont diffusé une vidéo rétrospective compilant des images d’archives retraçant la carrière d’Ozzy.
Puis, sans pouvoir reprendre notre souffle, vers 23h35 Bark at the Moon à ouvert les portes de l’enfer en embrasant ciel de Clisson pour un spectacle pyrotechnique intense de plusieurs minutes.
Pour terminer, les festivaliers ont pu voir l’apparition d’un grand œil métallique sur les écrans géants. Plus qu’un simple adieu, cette mise en scène peut résonner comme une troublante transition en plein débat autour de la création du double virtuel d’Ozzy Osbourne en Digital DNA. C’est donc au son de See You On The Other Side, peut être avons nous pu croiser le premier regard de sa future immortalité virtuelle et que le Prince des Ténèbres nous observe désormais depuis l’autre côté du miroir… numérique. Dimension mystique, prophétique ou prémonitoire pour la prochaine édition ?
23h45 : Kadavar
En place sur la scène Valley, place aux Berlinois et leur bassiste français Simon Dragon Bouteloup.
L’horaire de programmation est parfait pour laisser les jeux de lumières chauds (oranges, rouges et stroboscopes vintages) installer une transe hypnotique.
Cette scène traditionnellement dédiée au Stoner, Doom et autre Rock Psychédélique est parfaite pour le combo qui nous délivre une setlist saturée d’une atmosphère lourde, moite et enfumée.
Les zicos avec leurs barbes interminables, cheveux longs et look seventies captivent le public et bastonnent d’ accords lourds, organiques et saturés, sans aucun artifice. Du brut. Du sale. Du Kiff.
Vendredi 19 juin 2026
En guest : Iron Maiden – Sabaton – Sepultura
Le choix de la rédaction :
12h15 : Gridiron
Originaire de l’axe Philadelphie / Vallée de Lehigh, Gridiron, le groupe mélange la lourdeur du Hardcore tradi avec le flow, les placements rythmiques et l’attitude issus du Hip-Hop des années 90.
Un passage programmé sur le créneau de midi sur la scène Warzone permet au groupe de livrer un set violent sous une poussière étouffante qui collait parfaitement leur identité musicale.
Dès les premières secondes du set, la Warzone s’est transformée en une arène de gladiateurs assoiffés de riffs et de breakdown tous aussi lourds les uns que les autres. Bienvenu en zone de guerre.
Que vous soyez placés devant la crash barrière, au niveau du Bar de la Warzone, ou au pied de la statue de Lemmy Kilmister, vos cages à miels n’ont pas pu rester indifférentes à la violence des riffs, aux breakdown dévastateurs ou aux somptueux ralentissements de tempo.
13h35 : Ponte del Diavolo
Cap sur la scène Temple, dédiée aux musiques sombres.
Originaire de Turin en Italie, Ponte del Diavolo fait référence au célèbre pont médiéval situé à Lanzo Torinese. Le groupe fusionne le Doom Metal, le Post-Punk, le Gothic Rock et le Black Metal old-school de manière totalement atypique.
Il n’y a pas que l’identité musicale d’atypique dans ce groupe. La configuration des musiciens l’est tout autant : deux basses électriques simultanées (jouées par Khronos et Klaas) créent une section rythmique massive, étouffante et profondément organique.
Le combo est emmené par la charismatique chanteuse Erba Del Diavolo. Elle entre en scène vêtue d’une longue robe rituelle noire, le visage marqué par du maquillage ésotérique qui se présente sur scène. Elle captive immédiatement le public par des mouvements corporels saccadés , théâtraux, finissant même allongée au sol, rappelant une transe chamanique.
Sa signature vocale est riche oscillant entre chant possédé, accent Post-Punk et hurlements Black Metal. Le mélange est détonnant et envoûtant. Nous sommes saisis par l’épaisseur du son avec toujours ces deux basses prédominantes, accordées très bas qui font vibrer nos cages thoraciques à l’unisson. La classe…à l’Italienne !
15h55 : Bloodywood
Originaire de New Delhi, Bloodywood est l’un des premiers groupes indiens à avoir popularisé mondialement la fusion entre le Nu-Metal moderne, le Rap et les instruments traditionnels indiens comme le dhol, la flûte en bambou et le tumbi.
Loin des clichés de Bollywood, Bloodywood utilise sa musique pour aborder des sujets sociétaux profonds : la santé mentale, le harcèlement ou la corruption politique.
Place au show en Mainstage 2
C’est l’osmose entre l’alternance des deux voix claire/saturée des deux chanteurs. Le chant de Raoul Kerr empreint de good vibes est ponctué par des haussements d’épaules atypiques mais bien ressentis.
Les deux chanteurs haranguent la foule et arrivent à faire jumper les festivaliers… d’un seul homme.
Le percussionniste traditionnel Sarthak Pahwa, quant à lui, avec son tambour dhol à double tête, balance ses notes comme s’il tenait dans ses mains une guitare PRS branchée sur du Mesa Boogie !
En plein set, le frontman Raoul Kerr a pris la parole pour livrer un message sur l’unité humaine au-delà des frontières et l’importance de briser les tabous autour de la santé mentale.
Le combo termine par un titre connu pour son rythme effréné Dana Dan avec des riffs lourds et écrasants. Circle pit et soulevé d’un immense nuage de poussière. Transe collective. La magie opère. Namaste.
Samedi 20 juin 2026
En guest : Limp Bizkit – Megadeth – Amenra
Difficile de faire un choix parmi la programmation du samedi tellement la rédaction voulait voir de groupes ! Pas moins de 13 groupes dans notre running order ! Il a fallu faire un choix et le voici…
Le choix de la rédaction :
17h45 : God is an Astronaut
Trio irlandais de post-rock instrumental, God is an Astronaut tire son nom d’une réplique du film Cabal (1990) de Clive Barker : God is an astronaut, Oz is over the rainbow. Tout un programme…
Petite anecdote, à leur début, les musiciens portaient des casques d’astronautes sur scène afin que le public puisse se concentrer sur les projections vidéo qu’ils diffusaient et géraient en live. Au vu de la chaleur, heureusement qu’ils ont abandonné leurs casques mais arrivent sur scène avec une surprise de taille : la violoncelliste virtuose britannique Jo Quail qui les accompagnera tout au long du concert.
Sur scène ce désormais quatuor nous plonge dans une atmosphère post-rock mélancolique et planante. Les riffs lourds des guitares sont en osmose avec le violoncelle de Jo Quail. Cette dernière est aussi habitée que ses acolytes. Elle a totalement sa place sur scène et au sein du groupe. L’ambiance sonore à la frontière du psychédélique touche non seulement les oreilles mais les âmes des festivaliers. Ma voisine de concert semble émue, en orbite autour de la Valley; je la regarde discrètement : elle pleure, submergée par l’émotion de ce que le groupe transmet.
Le concert de God is an Astronaut est une véritable expérience auditive et émotionnelle. Même le groupe a du trouver que leur concert a été tellement exceptionnel et unique grâce à l’apport de Jo Quail qu’ils nous ont fait le cadeau de le mixer, de le mastériser et de le sortir officiellement sous forme d’un album live le 10 juillet 2026 sous le nom Live @ Hellfest (feat. Jo Quail). Intense et inoubliable.
18h35 : Enhancer
Mainstage 2 : BOOOOOM !
Aucun autre terme ne pourra illustrer aussi bien l’énergie, l’ambiance et le smile des frenchy, piliers du Néo Métal français formé en 1993 à Paris.
Fers de lance de la déferlante Néo Metal en France au début des années 2000, les français créent la surprise en invitant sur scène les membres de Pleymo : Mark Maggiori, Benoît Julliard et Fred Ceraudo.
Au-delà de la nostalgie du collectif Team Nowhere cela servira à Pleymo de rampe de lancement pour annoncer leur retour officiel pour 2027. Mais les annonces et les surprises ne s’arrêtent pas là.
La pression est à son comble quand on aperçoit Nicolas Niko El Metch sur scène pour prêter sa voix ultra-agressive aux morceaux des copains d’Enhancer. Ensuite Nicolas annonce le retour de The Arrs, combo culte de la scène Metalcore/Hardcore hexagonale séparé depuis 2017.
Enhancer fait le show et il fait chaud. Mais qu’est-ce qu’ils attendent pour foutre le feu ?
La réponse ne tarde pas à arriver : Inattendue, brute et explosive : le chanteur de NTM, JoeyStarr, déboule sur scène précisément sur le titre J’arrive. Enhancer enchaîne ensuite avec un medley survolté de NTM comprenant notamment le mythique Qu’est-ce qu’on attend, puis le légendaire Seine Saint-Denis Style.
Portés par une foule en transe, Enhancer et leurs potes retournent la Mainstage pour un final dantesque sur le titre Hot. CQFD !!!
Peut-on espérer les Mainstage remplies par le collectif mythique Team Nowhere avec Pleymo, Vegastar, Wünjo et les AqME pour l’édition de 2027 ? A suivre…
20h35 : A perfect Circle
Mainstage 1 : Ça y est, IL est là, ou du moins on le devine sur scène. Maynard James Keenan : chanteur charismatique de A Perfect Circle (Tool et Puscifer). Un homme sous les projecteurs des médias de par ses multiples facettes, vigneron, ceinture noire de jiu-jitsu brésilien, l’homme aux déguisements radicaux et chasseur de smartphone ! NDLR
Toute personne surprise en train de filmer ou de prendre une photo pendant le concert est immédiatement et définitivement expulsée de la salle par la sécurité. Et pourtant si discret sur scène.
Il fuit la lumière directe des projecteurs. Il chante d’ailleurs presque exclusivement dans la pénombre, parfois même de dos au public, souvent relégué au fond de la scène aux côtés de la batterie. Mais qu’importe ses frasques et sa discrétion sur scène.
La voix est là. Le son est pur et confirme la réputation de reproduire la qualité studio des albums… en live.
Le set est sombre et atmosphérique. Au delà des silhouettes découpées à contre-jour, les parties de basse de Matt McJunkins et le touché du batteur Josh Freese forment une section rythmique en béton armé. Le jeu de guitare de Billy Howerdel est parfait, le chant de Maynard James Keenan est pur et envoûtant. Les paroles sont audibles et intelligibles.
Tout est millimétré. Pas d’approximation ou de larsen accidentel. La maîtrise est palpable. Même avec des bouchons d’oreille, la précision du mix est remarquable. C’est du très très haut niveau, comme un cercle parfait.
Dimanche 21 juin 2026
En guest : The Offspring – The Hives – Down
Le choix de la rédaction :
11h40 : Revnoir
C’est sous une chaleur déjà écrasante, que le quatuor français s’empare de la Mainstage 2 devant un public venu en nombre malgré le créneau matinal. Scène épurée sans décors superflus. Le groupe mise tout sur l’impact physique et sonore.
Ce jeune groupe parisien formé en 2023 compte bien marquer leur premier passage au Hellfest et prouver que le prix de la Révélation de l’année obtenu lors de la toute première cérémonie de récompenses du Métal Français Les Foudres en 2025, est largement mérité.
Le metalcore made in France qu’ils délivrent est caractérisé par une alternance de chants clairs aériens et de cris puissants tout en restant très mélodique. Les guitares sont lourdes, accordées très bas, l’ambiance est teintée de rock et de Dark electro.
Le set au Hellfest a été marqué par une énergie scénique explosive malgré la chaleur extrême et les tenues de scène noires. Car c’est en effet le look signature du groupe : Noir intégral pour l’ensemble des membres. Noir, comme leur nom, comme leurs textes mais pas comme leur cœur. Ils donnent au public toute l’énergie et l’explosivité dont ils disposent malgré, j’insiste, l’horaire matinal et une chaleur digne de l’Enfer.
Le mur de son ultra-propre des musiciens de Revnoir couplé à la puissance vocale impressionnante du chanteur Maxime Sgouridis déclenchent dans la foule des headbangs incontrôlables. Circle pit, crowd surfing, tout y est. Ce sont des signes qui ne trompent pas.
Retenez bien leur nom, car quelque chose me dit que la police de caractère sera rapidement grossie sur les prochaines affiches du Hellfest.
16h50 : Eyehategod
Pionniers du sludge metal, le groupe au nom provocateur s’installe sous un soleil de plomb et une chaleur étouffante à la Valley. Pas de froufrou. On branche les guitares, on met les potards à fond, on tape sur les fûts, on crie dans le micro.
Larsen + larsen + larsen = fosse en délire.
L’ambiance moite et lourde est en parfait accord avec le son « sale » venu tout droit de La Nouvelle-Orléans. Le quintet compte bien montrer qu’ils sont les patrons sur la Valley. Pour ce faire, le chanteur Mike Williams (au style capillaire bicolore NDLR) nous livre un chant brut, organique et chaotique. Sa voix écorchée et son attitude punk désabusée mêlés aux riffs incisifs des guitares font honneur au public venu en masse.
Eyehategod : on aime ou on aime pas. Il n’y a pas de juste milieu. Et franchement, le groupe n’en a rien à faire.
21h55 : Bad Omens
Mainstage 2. Scène épurée, fumée discrète, lumière (presque) tamisée, c’est dans ce cadre que nous accueillonsl’arrivée du quatuor originaire de l’état de Virginie aux États-Unis. Noah Sebastian entonne d’une voix claire et pure le titre Specter (sortie en Août 2025) accompagné de nappes au piano. La belle démonstration de la palette vocale est posée.
Très vite tout va s’enchaîner et déchaîner le public qui est au rendez-vous car la Mainstage 2 est bondée. La recette de Bad Omens est la suivante : Alternance voix claire / cris écorchés + refrain mélodique + breakdown louuuuurds + pyrotechnie + visuels hypnotiques. Un cocktail détonnant qui fait exploser les cages à miel des festivaliers !
Le nom du groupe n’est cette fois pas écrit en petit et Bad Omens n’est pas la pour jouer les petits nouveaux du metalcore. Fort de leur expérience, de leur énergie et de la qualité des musiciens, c’est en 3 titres que Bad Omens balaye son nom d’un revers de main. Oubliez la traduction de mauvais présage et félicitons le staff de la programmation du Hellfest pour ce choix de grande qualité.
Le groupe nous quitte (trop tôt) sur le morceau Dethrone, pur moment d’émotion et de dopamine mélangés qui laissera même le frontman Noah Sebastian à terre, littéralement. La Mainstage a été re-tour-née. L’objectif est atteint. Bravo.
Pour terminer ce live report, saluer en un seul mot la qualité des concerts, l’ambiance et l’organisation du Hellfest, quoi de plus facile que de citer le chanteur de The Hives, Pelle Almqvist qui n’a cessé de nous répéter en français dimanche Applaudissements !
Rendez-vous en 2027 pour les 20 ans du Hellfest.
D’ici là : Faites les fous, pas les cons !
Texte et photos : Christophe Négrini / Juillet 2026 pour l’Ecran du Son





































