[Le Son du moment] Family Stereo / DLR

Family Stereo, le projet du chanteur-compositeur Blake Watt, dévoilera son premier album, The Thread, le 31 juillet chez Bella Union. Porté par des sonorités folk délicates, l’album explore les thèmes de la distance et des liens humains. À la fois dynamique et subtilement cinématographique, ce premier opus révèle une écriture minutieuse et un talent en pleine affirmation.

Après les singles Fault Lines et Waiting On Nina, Family Stereo présente aujourd’hui DLR, un nouveau titre entraînant extrait de l’album. Portée par un somptueux piano, une guitare lap steel et les scintillements d’un xylophone, cette chanson indie rock lumineuse accompagne des paroles contemplatives sur le passage à l’âge adulte, tout en conservant une fraîcheur juvénile. Le morceau est accompagné d’un clip aussi charmant qu’original, dans lequel Blake est kidnappé avant d’entreprendre une odyssée personnelle.

The Thread succède à une série de singles publiés par Blake Watt. À seulement 25 ans, le musicien, fils de Tracey Thorn et Ben Watt du groupe Everything But The Girl, affiche une évolution artistique évidente. Une évolution qui repose davantage sur le raffinement que sur l’accumulation d’effets.

Comme il l’explique : Je pense que mon écriture est devenue plus épurée au fil du temps. Je me rends de plus en plus compte que la simplicité est préférable. J’aime raconter une histoire de la manière la plus simple possible ou transmettre une émotion sans trop de fioritures.

Ancien batteur, Blake s’est tourné vers l’écriture de chansons autour du voyage et de la distance lorsqu’il a commencé la guitare à 15 ans. Influencé par Elliott Smith, John Martyn, Bob Dylan, Neil Young ou encore Adrianne Lenker, il s’est d’abord fait remarquer avec des titres folk-pop comme Robot Boy et My Favourite Band, empreints d’une légèreté singulière et d’un sens mélodique naturel. Il a ensuite affiné sa voix sur scène, notamment lors de festivals comme Kendal Calling et de concerts au Windmill ou au Lexington à Londres. Les plus attentifs ont pu l’apercevoir au Moth Club en 2025, où il se produisait avec une formation reformée d’Everything But The Girl, livrant notamment une reprise remarquée de Removed.

Soutenu par John Kennedy sur Radio X, il a progressivement élargi son audience grâce à des titres comme Matter et I Knew I Loved You Then!, tandis que Early Promise a dépassé les 215.000 écoutes sur Spotify.

S’appuyant sur ces bases, tout en les déconstruisant en partie, The Thread a été enregistré sur une période de neuf mois dans le studio nord-londonien de Sam Hodder-Williams, qui en signe la production. Collaborateur proche, il a également assuré les arrangements de cordes et contribué à de nombreux instruments, de la guitare aux synthés en passant par la mandoline.

Entouré de musicien·ne·s comme Pendo Masote au violon, Tom Allan au banjo, Ella Bleakley aux chœurs (Tunnels) ou encore George Vaux à la basse, Blake livre un album aux textures riches et nuancées. Un disque qui avance à son propre rythme, trace son propre espace et invite l’auditeur à s’y immerger.

Suivez donc The Thread : il pourrait bien vous mener vers un ailleurs singulier.

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