[Le Son du moment] The Wooden Wolf / Song for Joa
The Wooden Wolf est le nom de scène du songwriter Alex Keiling, né au large de Terre-Neuve d’une mère canadienne et d’un père alsacien, bercé par Leonard Cohen et Pink Floyd. Depuis 2012, il a sorti sous ce pseudo sept opus et une B.O. Indigo Prayers est donc son 8ème.
Les Indigo Prayers , c’est quand le chaud, le sang viennent se mêler aux reflets bleus de la nuit. Que le cœur se perd entre chien et loup et que l’on pleure des larmes brûlantes d’amour et de beauté. On formule alors dans son corps des prières, sans le savoir, que l’on adresse à l’autre, sans le savoir et l’on reçoit les siennes, sans le savoir (mais on les ressent). Et dans cette union presque mystique, l’espace se dilate et l’on prend le temps de se réchauffer l’âme et le ventre.
The Wooden Wolf, c’est une mise à nu qui s’exécute les yeux fermés, au son des cordes, grattées, frottées, chantées..
Acoustiques ou électriques, calmes ou effrénées, les ambiances varient et pénètrent profondément, langoureusement. La poésie des paroles s’élève à travers une voix écorchée, en un chant absolument habité, parfois sauvage. The Wooden Wolf, qui ignore l’accessoire, délivre de ses entrailles une folk puissante et hantée dont on ne sort pas indemne, car tous les êtres humains partagent les mêmes démons et la même lumière.
On pensera tantôt à Bonnie ‘Prince’ Billy, Jason Molina, tantôt à Dirty Three ou au Kurt Cobain du MTV Unplugged.