[Le Son du moment] EKKSTACY / Forever

La sensation indie-punk de Vancouver revient avec Forever, son troisième album studio, attendu le 16 mai sous la bannière UnitedMasters (Dine Alone / Canada). Une œuvre qui, loin d’un simple prolongement, marque une épure, un recentrage. Plus tranchante dans ses élans pop-punk, plus dénudée dans ses respirations acoustiques, la musique d’EKKSTACY semble ici chercher une forme de sérénité sans pour autant trahir cette angoisse élégiaque qui l’habite. À 23 ans, l’artiste confirme son statut de nouvelle étoile montante de l’alternatif, déjà récompensé par une nomination aux JUNO 2025 dans la catégorie Artiste révélation de l’année.

Dans la foulée de la sortie du single Forever, EKKSTACY dévoile une tournée nord-américaine qui le mènera, dès juillet, des clubs intimistes aux grandes scènes des festivals d’été. Après un détour par le Wonderfront Festival de San Diego, il enchaînera 20 dates à travers le Canada et les États-Unis, avant de se frotter aux foules d’Osheaga (Montréal), du Sziget (Budapest) ou encore du Summer Well (Bucarest). Un été en cavale, à l’image de sa discographie, où l’errance existentielle se conjugue à des mélodies acérées.

Si Forever prolonge les tourments de jeunesse déjà évoqués sur ses précédents albums, il en propose une lecture plus lucide, plus affûtée. La rage adolescente s’y mue en clair-obscur, quelque part entre le fracas émo de Japandroids et les confessions électriques de Remo Drive. Avec des titres comme Keep my head down ou She will be missed, EKKSTACY étend son spectre sonore et signe une œuvre d’une maturité nouvelle, sans rien perdre de son urgence initiale.

L’année 2024 avait déjà été celle de la consécration : un deuxième album salué pour son audace, un single, Bella, qualifié d’entraînant et jubilatoire par 032c, et des chiffres vertigineux (plus de 300 millions de streams pour I walk this earth all by myself). Ajoutez à cela des tournées aux côtés de Blink-182 et des $uicideboy$, une couverture de GQ Hype et une percée dans les classements Spotify… L’ascension d’EKKSTACY semble implacable, à l’image de son spleen incandescent.

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