[La Reprise du Jeudi] Killing in the name of !

En 1992, certains n’étaient pas nés, d’autres avaient déjà des cheveux blancs, mais ce qui est sûr, c’est que tout le monde était 27 ans plus jeune.

Il y en a même qui écoutaient Fun Radio dans leur chambre (et oui, pas d’internet ni de Youtube ni d’Ecran du Son) et qui sautaient sur leur lit quand passait Killing in the Name de Rage against the Machine entre deux titres de dance. “And now you do what they taught you” devenait quelque chose comme “Wakatokatetodge” en yaourt. Le groupe de Los Angeles était arrivé comme du bombe dans le paysage musical, alliant la puissance du metal et le flow incisif du hip-hop à un groove dévastateur. 

“Fuck you I won’t do what you tell me !” scandait le refrain hargneux “Fuck you I won’t do what you tell me !” manifeste pour l’insoumission. Et puis quand les mères de ses gens là ouvraient la porte et demandaient de baisser le son ou s’ils avaient fini leur devoir, ils s’exécutaient immédiatement. Paye tes rebelles.

 

Au millénaire suivant, il y avait encore mille raison de beugler Killing in the Name, mais ces gens là qui avaient grandi et préféraient des trucs psyché ou folk rock à gueuler des paroles qui les dépasser. Aussi quand la radio passait A la petite semaine des normands de La Maison Tellier, ils s’imaginaient à travers cette histoire louche conduire fatigué dans le désert, vers nulle part. C’était en 2006, ça commence à dater. Tiens, à la fin de l’album, il y avait une reprise de Killing in the Name

 

 

La Maison Tellier a sorti un album Primitifs Modernes en 2019.

 

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