[Chronique album] Luis Francesco Arena – High Five

Non non non, Luis Francesco Arena n’est ni un crooner valencian, ni un torero madrilène. Derrière ce pseudonyme se cache Pierre Louis François, homme qui oeuvre depuis 20 ans dans le paysage musical français sous diverses appellations. Plutôt synthé-pop avec RubiCan, indie rock chez Headcase, tropical au sein de Franky goes to Pointe à Pitre, il a aussi collaboré avec Julien Pras ou Le Prince Miiaou avant de réapparaître sous son nom castillan. Six ans après l’album Stars and Stones, voici High Five paru sur le label palois A Tant Rêver du Roi.

Dans ce disque, bien plus sobre et intimiste que son prédécesseur, on y entend la voix de Pierre Louis François et derrière, le doux bourdonnement de sa bass VI. La découverte de cet instrument, une basse à 6 cordes, et la volonté d’enregistrer avec, sont même la raison de vivre de High Five et de la réactivation de Luis Francesco Arena. Dans ce groupe à géométrie variable, il est ici accompagné de Nicolas Cueille de Seal of Quality à la batterie et aux claviers.

Le disque commence avec le tendre et joyeux Gilliam, dans lequel on peut entendre quelques rythmes chaloupés dignes de  Franky goes to Pointe à Pitre, ce qui est encore plus le cas avec Picture of You. Every Missing Part et Counter Clockwise  se laissent aller à l’électricité mais le ton général est plus calme, comme si l’expression de la joie était toujours retenue par un fond mélancolique. Quelque chose de doux amer se dégage des compositions telle que Fake Alibi, et à l’image de Guess my Powers, cette retenue pudique n’empêche pas de refléter une belle humanité dans un disque lumineux.

 

Luis Francesco Arena passe près de chez vous :

 

 

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