[Chronique] Johnny Mafia – Princes de l’Amour

Nos régions ont du talent. Si la renommée de la Bourgogne s’est faite sur sa gastronomie et ses tueurs en série, elle est en train de se faire de la place sur la carte de France du Rock’n’Roll, grâce aux Iconnais (habitants de l’Yonne pour les incultes) de Johnny Mafia. Après s’être fait connaitre à la faveur de concerts incendiaires et de Michel-Michel Michel, un premier album de garage teigneux, ils reviennent plus fort avec un second Princes de l’Amour. Déjà au niveau des titres, on sent une certaine prise de confiance. Il faut dire aussi qu’ils ont signé sur le label américain Dirty Water et enregistré avec Jim Diamond qui a notamment travaillé avec les White Stripes.

L’insolent Big Brawl ouvre le bal, suivi de l’impeccable ACO, ces titres ont la nervosité du garage, une certaine sensibilité pop dans l’écriture mais s’épaississent sur le refrain chanté en chœur. La nouvelle ampleur sonore du groupe est frappante, ils sont véloces, la puissance ne bridant pas le dynamisme. Le premier single Crystal Clear, lui aussi ultra efficace, laisse quelques parties s’envoler mais garde la maîtrise en maintenant la tension. Que dire de Ride ? Espérons qui ne sillonnent pas la France à cette vitesse monstrueuse, on dirait du Stoner sous caféine, du Queens of the Stone Age premières années.

Le disque regorge de pépites entre garage teigneux, gros refrains punk et talent pop, le tout se mélangeant naturellement. Princes de l’Amour séduit par sa spontanéité, étonne par sa facilité, et avec un modjo gonflé au maximum, Johnny Mafia devrait faire craquer son monde sur la tournée à suivre.

 

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